Les organisations

LES ORGANISATIONS

 

L’Esplanade des Sombres Délices

Elle est dirigée en grande partie par la Famille Nehogh’il, des drows de Vhaeraun qui ont abandonnés le Quartier Suspendu pour monter leur affaire et commercer avec les autres peuples. Cette lignée est apparue vers l’an -2250 et a, depuis tout ce temps, prospéré jusqu’à gouverner la moitié de l’Esplanade et leurs habitants. Ainsi, la plupart des échoppes et boutiques leur appartiennent, de la rue Sans Dessous à la Place du Crapaud, jusqu’au Promontoire de la Suie. Les quelques indépendants sont, très vite, ralliés à la famille et doivent payer des taxes en échange de ses services. Ceux qui refusent ne sont pas éliminés. Cela nuirait au calme des lieux et à l’harmonie d’Arsitz’lo’Deun.

Ce ne sont d’ailleurs, pour la plupart, que de simples vendeurs de passage qui ne comptent pas s’établir trop longtemps sur l’Esplanade. On les laisse continuer leur affaire un temps, mais ils se rendent très vite compte que leur approvisionnement n’est pas chose aisée dans leur cas et qu’ils ne peuvent faire face à la concurrence des prix pratiqués. Ils finissent toujours par repartir, une fois leur stock épuisé à moindre coût, ruinés et, parfois même, endettés.

Les Nehogh’il traitent en partie avec le Clan des Griffes Tranchantes, des Félys qui dirige une petite partie du Faubourg des Résignés avec qui ils ont d’excellents rapports. Ces derniers leur fournissent des objets de valeurs récupérés lors de leurs cambriolages en échange de somnifères puissants que seuls les drows arrivent à fabriquer. Ceux-ci d’ailleurs sont à l’origine des drogues les plus courantes, que l’on trouve même jusqu’à Laelith ou Krönberg, la capitale du Salthar.

La Strate des Rêves Endormis

Trois clans gouvernent les nombreux étalages de ce quartier : la Maison drow Izmhlahïr, la Famille duergar Rothluxor’h et la Caste de Morphée.

En dehors de quelques anicroches discrètes entre elles, toutes s’entendent suivant les règles établies par le Code Commun de l’Unification et se divisent les tâches courantes qui consistent à gérer le patrimoine immobilier du quartier et contrôler la consommation de stupéfiants répartis dans un peu plus de 500 salons fumoirs. Les trois quarts de ces salons sont répartis entre les clans équitablement. Le quart restant appartient aux indépendants qui s’en sortent mieux que leurs homologues de l’Esplanade en partie grâce aux nombreux services originaux qu’ils proposent et au charme de leurs petites devantures.

Le Comptoir des Philtres

De part les nombreuses guildes et organisations présentes, il est directement dirigé par le Crabe Aveugle qui impose la fabrication et la tarification des drogues à chacune d’elles.

Le Quartier des Résignés

Les dirigeants sont les félys des Griffes Tranchantes, les sarkels et les jitanos. Ils n’ignorent pas le problème des délocalisations et se retranchent peu à peu à l’Esplanade des Sombres Délices (surtout les félys où ils ont acquis des territoires appartenant aux Nehogh’il).

Les Jitanos ne compte pas céder leurs terres à des promoteurs véreux et se liguent pour endiguer ce phénomène. Les sarkels voient en cette occasion le moyen de se révolter avec eux et ainsi nouer des alliances contre les félys.

La Roue

Ce vaste quartier est dirigé par les Cagoules Noires, un groupuscule de terroristes et de voleurs duergars et humains, très affluent, qui coopèrent étroitement avec les Compagnons de Walzigir.

Par ailleurs, Sédhentys, un esclavagiste githyanki, s’accapare le tiers des esclaves d’Arsitz’lo’Deun. Sa réputation écrase tous les autres revendeurs qui sont sous son emprise et doivent lui verser une partie des bénéfices pour entrer dans le Cercle, ce qui prend en général quelques semaines. Toutefois, l’attente en vaut la peine, car c’est ici que prospèrent les plus grands esclavagistes de la cité.

Sédhentys dirige d’une main de fer ce trafic de chairs vivantes. L’impitoyable githyanki s’arrange toujours pour que les négociants, arrivés vers la fin de la Roue, connaissent quelques difficultés pour revendre leurs stocks. Et il s’y prend très bien de part ses nombreux contacts, récupérant ainsi une bonne partie de leurs possessions. Néanmoins, des esclavagistes de renom ont parfaitement assimilé les rouages de ce système et parviennent depuis des années à faire le tour de la place, continuellement, sans trop céder de biens au maître des lieux lors des nombreux passages. Les mauvais marchands, quand à eux, se ruinent à chacun d’eux et finissent par quitter le Cercle, endettés jusqu’aux oreilles. D’autres ne viennent que pour y revendre un ou deux captifs, le temps de quelques heures, puis s’en repartent immédiatement. Ils évitent ainsi le passage devant la bâtisse du githyanki et ne payent alors que les droits d’entrées, à plus fort taux que s’ils étaient restés plus de temps. C’est pourquoi ces petits vendeurs exercent plutôt leur métier à l’Enclos des Chairs où les étalages sont plus éphémères et la clientèle plus hâtive.

Sédhentys ne laisse la place à aucun tricheur. Ceux qui pensent dissimuler ou exporter leurs esclaves, afin d’éviter la saisie, sont automatiquement dénoncés par la jalousie de leurs rivaux et les châtiments sont sévères. La plus petite sentence est l’exclusion définitive de la Roue.

L’Austral

Il est dirigé par la Maison de la Rose Blanche, une guilde de courtisanes indépendantes qui se charge de contrôler chaque enseigne et récupère les taxes dues. La tâche ne leur est pas difficile : la plupart des établissements leur appartiennent. Chacun est tenu par une Grande Courtisane qui se doit de maintenir la clientèle, calme et non hostile. Car les tensions montent vite autour des tables de jeu opposant des adversaires de races différentes. Des gardes privés surveillent les joueurs et renvoient tout imprudent qui ose tricher ou qui se comporte mal. Dans le premier cas, les blâmes peuvent être immédiats et douloureux. Dans le second, une exclusion temporaire est souvent suffisante. S’il y a récidive, elle sera définitive et concernera chaque établissement.

Les voleurs qui opèrent dans cette rue sont quasi inexistants. Seules les Courtisanes de la Rose Blanche sont autorisées à délester les passants de leurs bourses trop remplies.

Quand aux autres, et surtout si ce sont des hommes, là aussi les châtiments encourus sont sévères. Les Courtisanes sont aussi fatales que somptueuses. Leur organisation soudée et leur grand nombre leur permettent d’expulser ou d’éliminer efficacement chaque réfractaire.

Les voleuses indépendantes jouissent de quelques avantages par rapport aux hommes. En cas de flagrant délit, elles sont d’abord recueillies, puis écoutées et bien souvent enrôlées par la guilde. Elles travailleront sous sa protection, effectuant de nombreuses taches pour la clientèle mais aussi quelques assassinats et missions d’espionnage, parfois à la surface. Par la suite, avec l’expérience, elles se verront attribuer la direction d’un cabaret ou d’un bar à prostitués et formeront, à leur tour, de nouvelles recrues. Les courtisanes se rendent régulièrement à la Cité des Revendeurs d’Ames où elles achètent les plus belles esclaves, leur rendant la liberté à condition d’être formée par la guilde et de la servir un certain nombre d’années. Toutes sont ravies de ce destin inattendu et se donnent corps et âme dans cette nouvelle profession.

Ainsi vont les choses dans ce quartier. Beaucoup sont allés à l’encontre de ses règles et tous ont été mystérieusement retrouvés morts, étranglés au lacet ou poignardés en plein cœur, une rose blanche en travers de la bouche.

Si vous croisez Couillemolle le Rescapé, il ne saura que trop vous le dire :
« Faut pas trop les chauffer les donzelles ici ! T’as vite fait de te retrouver eunuque et de finir prêtre à Laelith. Tu t’imagines ? Prêtre à Laelith. Et pourquoi pas lèche-cul à la cour du Roi Dieu tant qu’on y est.»

Le Ponant

La Maison drow Reizuthil et la Maison Nali’dbuth se partage le contrôle de cette artère fluviale. Elles emploient à elles seules le vingtième de la population dans les nombreuses usines d’affrètement et à l’entretien de la chaussée.

Les rues sont parfaitement pavées (et très glissantes) et la navigation y est plus fluide qu’ailleurs en ville. Les relations entre ces deux Maisons sont assez ambiguës, chacune essayant de noyer l’autre le plus habilement possible et surtout de manière diplomatique. Les querelles sont fréquentes mais restent discrètes. Cela va du recrutement des troupes adverses au sabotage des navires clients adverses.

Parfois elles se liguent pour pallier à leur faible avancée technologique des quais et concurrencer les svirfnebellins de la Promenade des Moitiés Moindres.

Le Levant

Il est dirigé par un « haut » conseil de petites gens dont chaque espèce à son représentant. Ils se réunissent régulièrement et leurs méthodes, bien saugrenues parfois, font quand même de ce quartier l’un des plus avancés en matière de progrès. Les gnomes profonds sont dirigés par un roi et une reine qui font partie du Haut Conseil de la Promenade des Moitiés Moindres.

 

 

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